Retraite d'Ayahuasca

Les 10 Commandements après une diète ou une retraite spirituelle


Vous venez de rentrer d’une retraite spirituelle et peut-être même « chamanique » au Pérou et vous avez peut-être même eu l’insigne honneur de faire une diète de plante maîtresse agrémentée de cérémonies d’Ayahuasca. Vous avez survécu et vaincu vos démons. Félicitations, mais ce n’est pas fini…
La médecine ne s’arrête pas de fonctionner lorsque la diète est fermée et que la retraite s’achève. Vient le moment crucial de « l’après diète » (ou post-diète). C’est un temps d’adaptation et d’intégration de toutes les prises de conscience et des changements que l’on souhaite opérer dans sa vie. En fait c’est une phase capitale du processus d’évolution. Elle contribue à assimiler profondément les enseignements reçus et l’énergie canalisée pendant la diète, afin d’effectuer une transition en douceur dans notre vie de tous les jours. Ceci peut être rendu parfois difficile en fonction du contexte social dans lequel on évolue. De plus nos vieux patterns et nos névroses pourraient avoir tendance à reprendre le dessus, Damn it !!!
Pas de panique on est là et on vous a concocté un article spécialement pour vous afin d’éviter les embuches, voici donc:

1. Sur le gateau au chocolat tu ne te jetteras pas

Vous avez suivi tout un tas de restrictions alimentaires pendant votre diète. Votre corps a canalisé l’énergie des plantes, en d’autres termes vous êtes tout neuf ! Il s’agit maintenant de réintroduire progressivement les aliments dans votre régime alimentaire. Huile, condiments, sel, viandes, sucres, produits laitiers et fromages ( le plus dur pour les frenchies). Nous savons trop bien à quel point l’appel des délicieuses patisseries se fait ressentir, le gateau au chocolat vous fait de l’oeil, l’objet du délit dans toute sa splendeur ! Alors voilà, on résiste à la tentation et progressivement on remange normalement sans se jeter sur la nourriture au risque de passer ses prochains jours scotché aux toilettes (on sait de quoi on parle…) En cas de doute sur les délais alimentaires, cliquez ici . On vous l’a dit le travail continue, ici c’est l’addiction à la nourriture qui est en jeu. Et pourquoi pas en profiter pour instaurer de nouvelles habitudes alimentaires plus saines, après tout Hypocrate disait bien :« que ton aliment soit ta seule médecine ».


2. Le gueux, la gueuse tu ne courras pas ( pas tout de suite…)

Oyez oyez braves gens ! Vous voilà un (ou une) ascète accompli. Vous avez héroïquement surmonté la période de privation sexuelle durant votre retraite d’Ayahuasca. Votre chamane vous a dûment mis en garde contre les pratiques sexuelles en tous genres lors de la prise de plantes, pour la bonne raison que votre énergie vitale est engagée à un autre niveau vibratoire et que braver cette interdiction peut entraîner de très graves complications, d’ordre physiques et psychologiques. Notre corps reste très sensible et encore ouvert après la diète. Il est donc fortement conseillé d’attendre au minimum deux semaines avant toute pratique sexuelle qu’elle qu’elle soit (masturbation comprise), afin que l’énergie de la diète ait le temps de se stabiliser. Allez courage et comme on dit chez nous :« plus c’est long, plus c’est bon! ».


3. Le cochon comme la peste tu fuiras

Voici un sujet sulfureux. Permettez-moi chers lecteurs et lectrices d’éclaircir ce point. Il n’y a aucune raison religieuse éthique ou culturelle qui se cache derrière cette obscure interdiction. Les peuples amazoniens consomment du cochon mais je vous mets au défi de trouver un seul chamane qui en mange (en tous cas chez les guérisseurs végétalistes). Pourquoi ? Tout simplement parce que l’ingestion de cette viande en particulier n’est absolument pas compatible avec la médecine traditionnelle: ayahuasca et plantes de diète confondus. Quels sont les risques ? Tomber affreusement malade : diarrhées, fièvres, cauchemars, dépression, folie,… et il vous faudrait retrourner en catastrophe au Pérou pour vous faire nettoyer par votre chamane. La viande de cochon endommage sérieusement les diètes. Ceux qui envisagent cette médecine à long terme devront s’en passer définitivement. Conclusion: non tout n’est pas bon dans le cochon.


4. À la drogue et l’alcool tu ne succomberas pas

Quoi de plus logique après avoir fait un travail intense de purification et de nettoyage que de profiter des fruits de son labeur acharné. Nous savons que l’alcool et le tabac acidifient le corps et que leur consommation peut être à long terme dommageable pour la santé. Lorsque nous effectuons une diète, l’équilibre acido-basique du corps est restauré, les toxines éliminées. L’Ayahuasca en elle-même a un effet purgatif, agissant entre autres sur le système digestif, de plus elle débarrasse le corps des organismes microbiens et des levures intestinales. Cf les effets de l’ayahuasca. La DMT contenue dans l’Ayahuasca entraine un état de conscience modifié permettant de d’apercevoir ses tendances auto-destructrices, nocives et limitatives. Administrée lors d’une diète de plante spécifiques , elle s’avére très efficace dans le sevrage des addictions, telle que par exemple le tabagisme. Il arrive cependant que l’on rechute lorsque l’on revient à ses habitudes. Nous recommandons cependant la modération et d’attendre également au minimum deux semaines après la diète afin de ne pas choquer votre énergie vitale. Tchin Tchin!


5. Pour le nouveau messie tu ne te prendras point

L’Ayahuasca en tant que plante visionnaire aux propriétés enthéogènes est connue pour provoquer des expériences mystiques et spirituelles. Comme nous l’avons vu dans les précédents chapitres, elle contient de la DMT appelée aussi molécule de l’esprit. On la qualifie souvent de plante enseignante offrant clairvoyance, connexion spirituelle, compréhension de soi et dialogue intérieur. En tant que plante enthéogène du latin théos (dieu), elle nous permet de ressentir notre lien avec le tout, avec notre divinité intérieure. Oui mais…

Lorsque notre conscience s’élargit et se libère d’une manière soudaine, l’égo vient souvent mettre son grain de sel. C’est la crise spirituelle qui nous attend au tournant, appelée aussi « le saint-drome du messie » !…En effet le mental a tendance à s’identifier à l’expérience. Ce phénomène de l’inflation de l’égo décrit par Jung caractérise l’extension de la personnalité qui dépasse ses limites individuelles. Le sujet s’identifie à des qualités et contenus qui en réalité se situent à l’extérieur. Cf Jung la dialectique du moi et de l’inconscient

Alors on se détend, on redescend et on respire après tout il faut rendre à César ce qui appartient à César, en l’occurence à Dieu ce qui est à Dieu en toute humilité… Alléluia !!


6. Sur un piédestal tu ne te mettras pas

La frontière entre l’éveil spirituel et le fanatisme est parfois très mince. Au retour d’une diète intense, après avoir voyagé dans les méandres de l’inconscient et dans les abysses cosmiques, il y a bien un moment où nous retournons à notre vie familiale et sociale. La réadaptation peut être dure au sens où nous ne revenons jamais vraiment les mêmes. Lorsque l’on retrouve ses proches on a très envie de partager ces expériences hors du commun au risque de saouler son auditoire… Ce genre de prosélytisme risque de vous singulariser auprès des autres et de creuser un fossé avec vos proches. Il arrive aussi que l’on s’estime aussi plus avancé, plus éveillé que les autres. Alerte : inflation de l’égo. Vous risquez peu à peu d’éprouver un sentiment d’incompréhension, de solitude et de tristesse. Rappelez-vous que vous n’êtes pas les autres et que chacun a son libre-arbitre. Enfin, c’est votre paix intérieure, votre joie et votre capacité à la partager qui séduiront vos proches plus que votre pratique spirituelle.


7. La réalité tu ne fuiras point

Comment faire le lien entre les enseignements qu’on a reçu et tous les autres aspects de notre vie actuelle. Tout un programme. On pourrait être tenté de compartimenter voire de rester en dissociation car après tout on revient parfois de loin. Il est d’ailleurs bien légitime de vouloir rester en permanence dans un état de libération et de bien-être, mais le risque est de devenir dépendant de sa pratique comme seule dispensatrice de bonheur. Cet état d’être n’en est pas moins réel, en revanche le fait de croire que c’est la seule réalité valable c’est se bercer d’illusion. Chercher un échappatoire en vivant perpétuellement en diète revient souvent à fuir ses problèmes. Votre vie sociale, familiale et culturelle est elle aussi importante et c’est justement le fait d’apprendre à vivre en communauté tout en y intégrant votre expérience qui permet une vie harmonieuse et équilibrée.

8. Les fruits de ta diète dans ta vie tu savoureras

Ce commandement est un peu la continuation des précédents. Nous avons vu les pièges de l’égo à éviter, ouf sauvé ! Bon…Et maintenant ?

C’est l’application pratique. Profitons de cette merveilleuse opportunité que nous a donné le cadre de la diète pour intégrer les changements. Et pour cela rien de tel que des exercices quotidiens pour se reprogrammer à de nouvelles habitudes plus bénéfiques pour soi. Deux mots d’ordre : auto-discipline et pleine conscience.

Afin de cultiver la pleine conscience, on peut s’inspirer d’Eckart Tolle et de son ouvrage le pouvoir du moment présent . Cela peut consister par exemple à observer nos actes quotidiens même les plus insignifiants en apparence pour y déceler les éventuels conditionnements indésirables. Exemple : « ..cette nourriture est-elle bénéfique pour moi… » (mac do n’en fait pas partie) « ..Est-ce que je mange par ennui ? Pour combler un vide affectif ? Par habitude, etc.. ». Il ne s’agit pas de se priver mais plutôt d’être à l’écoute de ses réels besoins et de prendre soin de soi. Pourquoi ne pas aussi commencer à pratiquer ou bien à reprendre le Yoga, le sport, la méditation, la musique, etc… Ce ne sont pas les idées qui manquent. À chacun de trouver ce qui lui correspond au mieux au gré de ses envies. L’auto-discipline et la persévérance dans une pratique régulière permettent d’aider à s’affranchir de comportement auto-destructeurs.


9. Dans la paranoïa tu ne sombreras pas

Ce commandement s’applique en particulier au dièteurs de longue date. Après de nombreuses diètes, la médecine fait partie intégrante de notre vie et ceci bouleverse notre quotidien (la plupart du temps de manière bénéfique). En revanche, nous avons pu observer certains cas de paranoïa. Cette pratique n’a pas vocation à vous rendre sectaire bien au contraire. Il est vrai que notre sensibilité s’est accrue. Nous devenons plus ouverts mais aussi plus vulnérables aux énergies. Mais il s’agit là encore de trouver le juste milieu afin de ne pas sombrer dans les extrêmes : rejet des autres, isolation, fanatisme alimentaire et comportemental, privations,… Non vous n’allez pas mourir si quelqu’un mange de la charcuterie à côté de vous ! Développer un climat de méfiance ne fait que vous rendre plus faible ce qui n’est pas le but de la manoeuvre. Être responsable et respectueux envers vos diètes n’implique pas d’avoir peur ou d’éprouver de la frustration. « …Tout bonheur en ce monde vient de l’ouverture aux autres, toute souffrance vient de l’enfermement en soi-même… » Buddha


10. Hakuna Matata, chaque jour tu prononceras

Un éminent philosophe nommé Pumba a dit : « Hakuna Matata » ce qui signifie en Swahilie : « Tout va bien, pas de problème » . L’objectif d’une diète est d’ouvrir la porte à des libérations durables, pour opérer des transformations profondes. Elles élèvent de manière puissante le niveau de conscience et permettent à chacun d’expérimenter une dimension plus large de l’existence. Pour certains ces diètes engendrent un changement de vie concret et ce vécu de l’intérieur : Purification, libération, régénération, conscientisation. Cette médecine traditionnelle permet de faire le lien entre l’âme et le corps, l’invisible et le visible, le féminin et le masculin. Elle constitue un soin énergétique visant au mieux-être global sur plusieurs niveaux : physique, émotionnel, psychologique et spirituel. Ainsi, nous en sortons plus forts, plus ancrés, plus ouverts. Si l’on doit retenir une chose de la diète c’est qu’elle nous permet de vivre mieux, l’essentiel au final. Notre manière de surfer sur les choses, de tranquilliser son esprit, d’éviter les pièges de l’égo, d’aller de l’avant conditionne cet état. Si la diète est un un déclencheur, notre joie de vivre et notre bien-être intérieur se cultivent au quotidien avec beaucoup de patience, d’attention et d’amour. Vivre pleinement son incarnation en harmonie c’est cela être humain. Alors : Hakuna Matata les amis !

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